Qui chausse le régiment de cavalerie de la Garde Républicaine ?

Le régiment de cavalerie naît lorsque la Garde Républicaine (Branche de la gendarmerie) est créée en 1848. C’est la dernière unité montée de l’armée. Ses principales missions sont de participer aux protocoles d’état, événements publics et au maintien de l’ordre.
Depuis sa création, les uniformes et accessoires des gardes républicains, des casques aux épées, sont fabriqués en interne et de manière artisanale par les maîtres artisans. Sauf les bottes des cavaliers, dont la fabrication a toujours été externalisé à divers bottiers et usines.

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La chaussure est ce qu’il y a de plus complexe, elle définit la marche et la manière de se tenir. Elle se doit d’être confortable et adaptée à la forme du pied, en élaborer une est un véritable défi technique et une affaire de longue haleine nécessitant plusieurs bottiers. Les cavaliers de la Garde Républicaine patrouillent durant de longues heures, à pieds ou à cheval. De ce fait, ils nécessitent d’avoir une botte agréable pour la marche et suffisamment solide pour endurer les épreuves du temps.

C’est aux alentours de 1940 que la gendarmerie devient partenaire de l’usine Sylvestre Vincent & Fils(Fondée en 1881), basée à Limoges, ville reconnue pour ses artisans et ses tanneries, afin qu’elle confectionne les chaussures de ses membres. En 1974, dans une optique de développement, la maison J.M. Weston, fondée en 1891 par le bottier Édouard Blanchard, rachète la marque Sylvestre Vincent & Fils. Cette acquisition permet à Weston de récupérer les partenariats que l’usine avait avec la gendarmerie.

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Weston s’entretient avec la Garde républicaine afin de proposer la fabrication sur mesure des bottes de la cavalerie. Offre qui sera accepté, car le savoir-faire de Weston est reconnu comme étant l’un des plus pointus, la symbiose entre tradition, technique et élégance. De surcroît, le cousu goodyear que Weston propose pour la fabrication de ses bottes est réputé pour sa fiabilité et sa solidité. Ce qui convient tout naturellement aux besoins des cavaliers.


C’est le bottier Thomas Malfroid, racheté en 1975 qui sera en charge des premières fabrications sur mesure. Dès son entrée dans le régiment, les mesures de pieds du cavalier sont prises et il se doit de spécifier des informations concernant sa marche.

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Bottes par Malfroid ~1980

Les maîtres bottiers s’attellent ensuite à la fabrication de ces bottes durant trois longs mois.

C’est après ce long processus que le cavalier reçoit sa botte sur mesure, et c’est une forme en bois qui lui donne cette cambrure.

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La Garde Républicaine et J.M. Weston ont renouvelé leur partenariat le 11 Janvier 2018. Il s’agit donc d’une relation entre deux institutions françaises qui s’ancre dans la durée.

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Le Général d’armée Richard Lizurey et le PDG de Weston, Thierry Oriez.

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